Iconique Deadvlei …
Dans le grand Sud du pays, à quelques dizaines de kilomères de l’océan, se dressent les dunes les plus hautes et les plus rouges du pays. Le bout du bout de la piste d’appelle Sossusvlei et la fameuse Big Daddy est la dune qui les dépasse toutes, et à ses pieds il y a Deadvlei… support photogénique s’il en est des images les plus iconiques du pays. Cette cuvette d’argile blanche craquelée, tient son nom des squelettes d’acacias morts depuis plus de 6 siècles dont les silhouettes noires sont particulièrement esthétiques sur fond de sable ocre et de ciel azur profond.
Autrefois alimentée par la rivière Tsauchab, la cuvette s’est retrouvée coupée de l’eau quand les dunes ont fini par lui barrer la route et les arbres ont sécheé sur place, le bois n’ayant jamais eu assez d’humidité pour pourrir. Des momies végétales brûlées par le soleil.
Pour profiter de l’immensité du site
Evidemment la saison change la donne pour tenir compte des contraintes du désert. Si l’hiver austral vous donnera plus d’amplitude horaire pour y passer la journée sans chaleur écrasante, elle est aussi la saison la plus fréquentée et vous serez loin d’être seuls au lever du soleil, moment où tout le monde veut son cliché. Personnellement je trouve que la fin de journée offre une lumière au moins aussi belle et une impression de solitude existentielle pour être vraiment touché par le lieu et son ambiance si particulière…
Les arbres sont évidemment protégé tel un moment national et il absolument interdit de les toucher. Le site est grand, les arbres nombreux et les cadrages photo possibles infini. Vous y passerez facilement 2h dans le silence du désert… sauf si vous venez à la saison chaude.
Dormir dans le parc permet évidemment de gagner du temps le matin si vous tenez absolument aux premières lueurs de l’aube.
Comme tous les lieux iconiques de par le monde (et donc maintenant Instagrammables), il faut savoir quand venir les admirer pour ne pas dénaturer leur découverte.
Venez avec moi, je vous dirais…. en tout cas ce bout de désert là offre assurément une ambiance très particulière à ne pas manquer.
Namibie : 2 saisons des pluies exceptionnelles, entre soulagement et gros dégâts
Après plusieurs années de sécheresse, la Namibie connaît depuis 2025 un retour brutal des précipitations. Si la nouvelle est globalement bonne pour les écosystèmes et les éleveurs, elle s’est accompagnée de drames humains significatifs.
2025 : la saison la plus arrosée depuis 16 ans
La saison 2024-2025 a été historique — février 2025 a enregistré les précipitations les plus importantes depuis seize ans. Mais l’abondance a rapidement viré à la catastrophe dans le nord : les régions de Kunene, Omusati, Oshana, Ohangwena et Zambezi ont été frappées par des inondations majeures, faisant au moins 16 morts dans la seule région d’Oshana, déplaçant des centaines de familles et submergeant villages et champs entiers.
2026 : Sossusvlei sous les eaux
La saison 2025-2026 a confirmé la tendance avec un événement rarissime : début avril, la rivière Tsauchab a atteint Sossusvlei en crue, inondant la piste qui mène au parking et transformant la cuvette argileuse au cœur du Namib en véritable lac. Un guide de Gondwana Lodges a confirmé des niveaux d’eau suffisants pour naviguer en canot pneumatique — du jamais vu depuis plusieurs années. Historiquement, une telle crue atteignant Sossusvlei était un événement qui se produisait environ une fois par décennie.
Ce que cela signifie pour les voyageurs
Les pistes du nord namibien peuvent devenir impraticables entre novembre et avril. Même les accès vers Sesriem sont concernés — certains rivières sur la route C19 ont forcé des détours importants, et des véhicules 4×4 se sont retrouvés embourbés dans le sable détrempé au-delà du parking. Avant tout road trip en saison humide, vérifier l’état des routes auprès des lodges locaux reste indispensable.
Conduire en Namibie est une expérience unique qui justifie à elle-même le voyage. Si vous rêvez de route 66, sachez que là-bas c’est la version premium platinum de l’image que vous vous en faites. Par contre attention, beaucoup de pistes, certaines sont 4×4 exclusive et toujours se renseigner sur leur état avant de partir, surtout au printemps (européen) car la fin de la saison des pluies réserve toujours des surprises. De nombreux groupes Facebook partagent ce genre d’info et les lodges sont normalement bien renseignés.